Voyage vers le Grand-Duc

C’est avec des images de paysages plein la tête que le voyage commence vers La Chartreuse. Souvenirs de belles randonnées, Cirque de Saint Même, Cascades d’Alloix, Dent de Crolles, Lances de Mallissard, Chamechaude, autant d’endroits qui ne laissent pas indifférent, loin des montagnes. Derrière ces grandes barrières minérales se dessinent des alpages et des hauts plateaux mystérieux où règne une ambiance sauvage et préservée, dépaysement garanti.

Le Grand-Duc est donc une invitation à la découverte avec un parcours renouvelé tous les ans. L’âme de ce trail est bien ancrée, anciennement appelé le Tour pédestre de Chartreuse, une 30ème édition, je ne pouvais pas louper ça!

Je retrouve Christophe plutôt aguerri au triathlon, l’installation au camping à deux pas du départ est idéale. Briefing, il va faire chaud, même très chaud et l’organisation se montre intransigeante sur le matériel obligatoire. 5h, on arrive juste au contrôle des sacs, c’est bon vous pouvez entrer dans la fournaise de La Chartreuse.

Etape 1 : 12.4km 870m D+ 480m D-

Je retrouve Bruno (sa vidéo ici) facile à reconnaître avec sa Go Pro dans le sas de départ. Nous avions partagé de beaux trails en 2015, le Nivolet Revard et l’UTMB. L’air est chaud, dès les premiers mètres ont transpire à grosses gouttes. Allure tranquille, le sentier serpente dans le Guiers Mort, ludique et joli on y reviendra y mettre les pieds plus tard. Un peu de bitume sur la route à encorbellements et nous arrivons à La Diat commune de Saint Pierre de Chartreuse dans le dernier tiers du peloton.

Etape 2 : 16.35km 1195 D+ 724m D-

Du salé, il faut déjà combler les pertes hydriques. Les choses sérieuses commencent, la pente devient plus raide avant un léger répit sur un petit plateau le temps d’admirer Chamechaude. La montée devient un brin technique, temps de sortir mes bâtons. Manque de chance, il m’en reste qu’un seul ! Pas le choix, une bonne branche fera l’affaire. Les jambes sont là malgré une bonne randonnée deux jours avant dans Belledonne, la chaleur commence à se faire ressentir à notre arrivée à l’Oratoire d’Oreval non loin du Charmant Som.  L’ambiance est bonne et les bénévoles au petit soin. Photo souvenir avec mon binôme, on a décidé d’unir nos forces jusqu’à l’arrivée. Le panorama offre un beau point de vue sur les sommets voisins. La descente file vers le Col de la Charmette km30. On profite du ravito pour se rafraîchir ça cogne de plus en plus.

Etape 3 : 15.95km 730m D+ 1583m D-

La montée suivante est sèche dans un chemin bien caillouteux mi-ombre. La Grande Sure se dévoile au loin de la combe. Je croise Bruno Lavit, photographe talentueux et sympathique au Col de la Grande Vache. Il faut aller pointer au sommet en aller-retour, point culminant du parcours 1920m. Le sentier est technique mais ça faut le détour, la vue à 360° est splendide, seul bémol le nuage de pollution se distingue clairement dans le bassin Grenoblois. Petite halte pour recharger en eau au début de la longue descente, ravitaillé par les ânes, bravo aux bénévoles. Quelques alpages, le sentier chemine dans la forêt en dessous de la Crête des Charmines. La chaleur est de plus en plus étouffante, arrivée dans la vallée la portion de bitume nous brûle. Je retrouve Sister venue nos encourager, on se pose de sérieuses questions pour la suite. 30min à rester dans la fournaise, plus de 40°C, on est cuit!

Etape 4 : 19.5km 1660m D+ 900D-

Dès le début de la montée, je ressens les prémices d’un coup de chaud. Cette portion est un long chemin de croix de 2h30. Le ravito au col de la Sarriette est une délivrance mais étant juste pour la barrière horaire de La Ruchère l’organisation nous propose une déviation de 10km évitant l’ascension du Petit Som, classé quand même, on valide de suite l’option. Moins de pression pour finir la course, on relâche dans la descente vers La Ruchère, je croise l’ami Bruno qui ne s’attarde pas.

Etape 5 : 13.6KM 402m D+ 1170m D-

Beaucoup de monde à La Ruchère, l’ambiance est propice pour se poser un, on en profite pour bien se ravitailler. Cette fin de parcours alterne avec quelques petites bosses, vu notre allure les jambes sont encore bonnes pour courir. Le passage à gué dans le Guiers Mort est un bonheur pour les jambes. On finit avec Christophe en 15h36, sympa de partager ce trail ensemble surtout dans ces conditions.

Si un jour vous trouvez un bâton Leki quelque part en Chartreuse faites-moi signe !

Ma vidéo souvenir 

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