Drayes du Vercors simple et efficace.

Participer à un trail est souvent prétexte à la découverte d’un p’tit coin de France. Avec cette inscription nous voilà donc parti pour le sud Vercors. La réputation des Drayes du Vercors n’est plus à faire avec cette 24ème édition, un des plus vieux du territoire. L’organisation est bien rodée et propose 4 formats de distances, pour nous ce sera Les Drayes 50km / 2900D+  histoire de se préparer pour les prochains objectifs. Nous logeons à deux pas du départ, au camping municipal !

Vidéo des Drayes du Vercors 2018 et ma petite vidéo souvenir de l’intérieur

Flyer-Verso

Le mot de l’organisation : Le Trail des Drayes du Vercors, ce n’est pas une course de plus dans le calendrier, c’est un Etat d’Esprit,

Né en 1995 à une époque où la course nature n’était pas encore « à la mode ».

S’appuyant sur trois grandes valeurs :

L’envie de partager notre amour d’un territoire naturel extraordinaire, ayant su conserver son aspect sauvage, le Massif du Vercors Drôme.

Pour cela nous cherchons toujours à renouveler les parcours, allant jusqu’à recréer des sentiers disparus, afin de toujours surprendre agréablement le coureur, heureux de galoper sur des singles techniques et de profiter de points de vue saisissants, essentiels pour le moral du sportif au long cours 

La convivialité et la bonhomie, l’ADN de nos territoires ruraux, symbolisée par un vrai bon moment de table autour des produits gastronomiques locaux, et des ravioles du Vercors en particulier.

La taille humaine de notre événement avec une équipe 100% bénévole, dont la seule paye se compte en nombre de sourires sur les visages des participants

La Chapelle en Vercors est un petit village chargé en histoire. En juillet 1944, la Werhrmatch a parachuté 15000 soldats pour dénicher les résistants. En remontant vers le Nord du Vercors, ils ont semé la terreur détruisant, incendiant les habitations. Une partie de la population a été massacrée dans la cour d’une ancienne ferme au centre de la Chapelle, une stèle et un petit musée nous invite au recueillement la vieille de course.

Samedi matin 6h00, température idéale et ciel dégagé,  tout s’annonce pour le mieux, nous sommes un peu plus de 100 participants sur le 50km, on va ne pas se marcher dessus, tant mieux ! Top départ, et un gros favori avec la présence de Fabien Antolinos. 2kms pour étirer tout le monde avant d’attaquer la première petite bosse, je laisse Laurence dans sa course à ce moment-là. Je relance dans les prairies tapissées d’une petite brume matinale. Direction le rocher du Guignon avec un passage à la Roche des Arnauds  km9  alt1391m, le belvédère offre un panorama très joli sur l’Est du massif et la vallée. Je mets un peu les mains pour passer le ressaut rocheux avant d’attaquer la ligne de crête, la descente s’amorce dans un versant boisé et abrupt. Les cuisses chauffent un peu en bas, Echevis km15. Petit ravito 2h06 de course, il faut se refaire un peu avant d’attaquer le Pas de l’Allier. 6km de montée, une première partie bien raide puis la pente devient plus régulière avant d’arriver sous la falaise, la sente finale en balcon offre une vue splendide sur la vallée de la Vernaison. 800D+ digéré, je fais le plein en boisson ici.

Saint Julien en Vercors km27 alt1000m mi-course, la pause est rapide je ne m’attarde pas pour attaquer la dernière difficulté +500m sur 2km. Le balisage suit une sente abrupte en sous-bois se glissant dans la falaise sur la fin. J’accède au Pas du Fouillet sur les crêtes de Chalimont alt1453m un peu sec! Heureusement 5kms à courir sur les plateaux du Vercors rehausse un peu l’allure ce qui n’est pas pour me déplaire. Le Pas de Saint Martin annonce le début de la descente vers Saint Martin du Vercors. Le sentier passe sur une vire, la vue est magnifique. Après la traversée d’une aire de décollage de parapente le sentier plonge entre les rochers, il faut mettre les mains pour ne pas glisser. Il commence à faire bien chaud, j’arrive au ravito au pied de l’église 5h37 de course.  Bien hydraté, je repars reste un peu plus de 10kms et 2 bosses de 300mD+.  Nous longeons les gorges des Grands Goulets. La fin approche, par un chemin surplombant le village de la Chapelle, je passe la ligne en 7h58 44ème, loin derrière Fabien Antolinos en 5h07. Laurence a court d’entrainement bifurquera sur le 32km au Pas de l’Allier.

La convivialité d’après course est de mise, nous ne boudons pas la bière et le repas d’après course. Beaucoup de plaisir pour une reprise sur les sentiers montagneux, un tracé exigeant offrant de beaux points de vue sur les vallées, des bénévoles au top et une belle organisation dans une région magnifique. A recommander vivement en toute simplicité.

 

GR34 – Cap Sizun – Douarnenez à la Pointe du Raz

Randonnée réalisée du 19 au 21 mai 2018.

Une randonnée sur la côte nord du Cap Sizun, sauvage, un espace préservé, une côte découpée et moins touristique. Un itinéraire sur le GR34 stoppé l’an dernier à Telgruc sur Mer (récit ici).

Distance 50km 2200D+ balisage GR34

Carte IGN 0419 Audierne Pointe Raz – Ile de Sein

Lien Internet (bus Cap Sizun)

Etape 1 : Douarnenez Le Tréboul – Pointe du Millier.

Début de randonnée à partir de la plage de Saint Jean à Tréboul en milieu d’après-midi. On se met à l’aise avec le sac à dos, l’itinéraire ne traverse pas de village, sauvage et quasiment pas de plages.

Les paysages sont d’entrée magnifiques, on y trouve de suite le dépaysement souhaité. Le sentier se faufile plein ouest entre les dernières habitations de Douarnenez et devient plus escarpé. Nous cheminons de pointe en pointe, la Pointe de Leydé puis la Pointe de la Jument. Les reflets turquoises de la mer contrastent à merveille avec la flore bien fleurie en cette période de l’année, on surplombe quelques petites criques. Au loin, on aperçoit la maison phare de la Pointe du Millier située sur la commune de Beuzec Cap Sizun, qui signale l’entrée dans la baie de Douarnenez avec le Cap de la Chèvre en face sur la presqu’île de Crozon. Les points de vue sont très jolis. Notre première étape finie ici, notre contact vient nous chercher pour passer la nuit en caravane non loin du GR.

Etape 2 : Plage Port Péron – Plage de Théolen

Nous rattrapons le GR34 à partir de la plage de Port Péron (camping non loin). L’endroit est vraiment paisible, première « vraie » plage depuis le départ, mais nous attendrons pour mettre les orteils dans l’eau ! Le sentier est toujours aussi escarpé ce qui n’est pas à nous déplaire ! La côte est extrêmement déchirée, à chaque nouvelle pointe, un nouveau panorama. Au large le cap de la Chèvre sur Crozon se dessine dans l’entrée de l’immense baie de Douarnenez. Passez la Pointe de Trénaouret une jolie petite plage se laisse découvrir à l’abri des regards, nous nous y arrêtons pour tremper les jambes dans une eau bien fraîche.

 

Le sentier chemine entre de petits estuaires bien encaissés, les herbes et fougères y sont parfois bien hautes. Un peu d’histoire sur le sentier, à la pointe de Kastel Koz avec un oppidum gaulois, puis la plage du Lesven, lieu de bataille de la résistance locale en aôut 1944. Plus loin, la petite maisonnette de Felix Coquet de 1927 atypique, nous accueille en bord de littoral.

Après avoir laissé les rochers emblématiques de Grand Crom et du Danou, nous traversons la zone naturelle du Cap Sizun, la richesse des plantes du littoral contrastent à merveille avec le bleu océan. Le mauve des arméries maritime, le jaune de l’ajonc d’Europe, le vert des bruyères et le bleu de quelques jacintes des bois. Nous débouchons sur une magnifique plage magnifique, un air des caraïbes !

Dans les falaises abruptes à la Pointe de Penharn nichent de nombreuses espèces, perché sur un promontoire rocheux un ornithologue observe le balai des mouettes, goélands, … La côte ici est plus aride, balayée par les vents, la végétation y est rase. A l’abri de la pointe de Brézellec quelques bateaux sont amarrés, l’étape se termine plus loin à la plage de Théolen, nous posons les sacs pour savourer une bonne bière bretonne à la petite buvette et faire trempette.

Etape 3 : Plage de Théolen – Port de Bestrée

Nous passons la nuit au village de Cléden-Cap-Sizun, dans un petit studio tout confort. Notre hôte nous ramène à la plage de Théolen. L’étape sera moins longue, l’occasion de se poser un peu plus. La hauteur des falaises nous fait dominer la mer bien calme comme à la Pointe du Van. Plus loin, le GR arrive à la Chapelle de Saint-They, monument classé surplombant le raz de Sein en bord de la falaise. La petite fontaine Saint Mathieu attire notre curiosité.

Au loin se dessine la baie des Trépassés et son immense plage réputée pour le surf. Le lieu est propice au pique-nique. Il faut se hisser sur les hauteurs de la falaise pour rejoindre la Pointe du Raz. Le lieu est touristique, un peu trop peut être ! Mais face à la mer d’Iroise ce point le plus avancé vers l’ouest, tel une proue de 72 m de haut, le décor sur le Raz du Sein, le phare de la Vieille et l’île de Sein est somptueux. Un détour par Notre Dame des Naufragés et nous reprenons le GR34 sur un kilomètre pour stopper cette belle escapade à la crêperie Ty Ru avant de reprendre le bus.