Les Piqueurs ludique à souhait

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Trouvé un trail long en mars est toujours appréciable pour lancer sa saison. Comme on garde un excellent souvenir des éditions 2014 et 2015, il ne faut pas longtemps pour nous décider de revenir aux Piqueurs* pour le 10ème anniversaire et sortir « des sentiers battus ». Ce tracé de 52km / 2500m D+ (lien strava) dans la magnifique région du Livardois Forez promets quelques surprises avec des enchaînements tous différents les uns des autres, nous fera oublier le mal de jambes, promesse de l’organisation !

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Nous arrivons à Saint Jean des Ollières (400 habitants environ) le samedi soir en fin d’après-midi.  Le calme du village contraste des grandes manifestations et ajoute un charme au dépaysement recherché, le cadeau des Piqueurs est toujours le fameux tee-shirt caricaturé. Nous posons nos valises chez Ghislaine et Didier aux chambres d’hôtes « Le relais des Chaux » à 1km du village, l’accueil est plus que chaleureux. L’occasion de faire connaissance de Nicolas (Bourges) et de Julien (Haute Savoie) venu en famille.

La nuit est courte, faute au changement d’heure et la place du village est bien plus animée que la vieille. Petite photo souvenir avec Laurence et nous voilà au top départ, nous sommes environ trois cent solo sur le tracé de 52km. La météo sera clémente avec un soleil printanier, inespéré !

Départ dans le paquet, mais je déchante rapidement en voyant que ma frontale n’éclaire pas, j’ai oublié de changer les piles ! Bon ça me vaut une première demi-heure prudente, à suivre les lueurs des autres frontales, je frôle l’entorse !

Montée du pierrier de Courdeloup alt 761m au 5 km, plus besoin de frontale et c’est bien mieux ainsi 37min de course. La vue est splendide sur les massifs, du Cézallier, du Sancy et du Puy de Dôme tous sous la neige. Les sensations commencent à venir, relance dans la descente et je décide de zapper le premier ravito.

Les premiers monotraces techniques, ça devient ludique. Le tracé aborde maintenant 2.5 km de hors-piste avec deux montées « dré dans l’pentu » pour deux fois 90m D+ et D-, je m’accroche aux arbres et fait du quatre pattes. 1h44 de course les muscles sont bien chauds, je me régale. J’essaye de garder mon p’tit rythme jusqu’au ravito 2, km 22 2h36 de course. Je fais le plein et me découvre un peu il fait bon, idéal pour crapahuter ! Ça redevient technique, le tracé alterne sans arrêt entre des hors-pistes techniques, des sentiers, des montées casses pattes, pas le temps de s’ennuyer aux Piqueurs (c’est pour ça qu’on vient).  Une grande bouffée de nature, les sous-bois sont magnifiques comme féeriques, des prés fleuris de jonquilles, des ruisseaux sauvages. J’arrive au village de la Prulhière, mi-course et déjà 1100D+ de fait. Les choses sérieuses commencent, le fait d’avoir bien géré la première partie me permet de reprendre plusieurs concurrents, km 31 on attaque le vallon de Martinanches, une portion hors du temps, avec des pentes très raides, où il faut se servir des cordes, on alterne les traversées du ruisseau. Un peu d’escalade pour pigmenter tout ça, l’arrivée au 3ème ravito dans la cour du château de Martinanches est la bienvenue km 34 4h15 de course.

J’aperçois en repartant des gars du Tours Trek Endurance, je retrouve bonne motivation pour les reprendre, un bon fil rouge pour cette fin. Surtout que j’arrive maintenant dans une partie technique, la remontée de la cascade de la Cruche. Le ruisseau est encaissé, il faut le franchir plusieurs fois le tout dans un hors-pistes complet, je peine un peu mais j’adore. Dernier ravito km46 6h37 il sera difficile de finir sous mon objectif de 7h00, aucune importance. Je repars pour le hors-piste et l’ascension du chaos basaltique du Pic de la Garde km 49, je croise dans le pierrier les marteaux piqueurs qui hissent une joëlette, respect ! Il faut mettre les mains pour se hisser au sommet, la vue est magnifique au pied de la statue de la vierge.

Reste 3kms je relance dans la descente, le clocher de Saint Jean des Ollières se dessine, je passe la ligne en 7h14, comme Pierre et Laurence tout sourire plus tard.

Venir aux Piqueurs est une garantie d’avoir un parcours varié, accidenté, technique où la gestion de l’effort et le mental prend toute sa place. Idéal pour préparer une saison de trail, on reviendra certainement une 4ème fois !

*L’histoire raconte que le terme Piqueurs vient du XVIIIe siècle, un territoire pauvre et surpeuplé et la venue des marchands ambulants pratiquant la « pique ».

 

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