UTB, je remets ça.

L’Ultra Tour du Beaufortain 105km 6400D+ c’est « Simple car il y en a qu’un, Logique puisqu’ il propose le tour du Massif, Discret car loin des accès routiers, Chaleureux à l’image des nombreux bénévoles ».

Un peu frustré d’avoir pris l’orage l’an dernier (CR ici) et d’avoir pu profiter à 100% des paysages Savoyards, je décide dès le 2 janvier de me réinscrire sans hésitation. Je garde mes habitudes, en plantant ma MSR au camping municipal de Queige et retrouve les habitués au café du Mirantin pour le repas du soir, de toute façon on ne peut mettre pied dehors tellement c’est le déluge !  Seule inquiétude les orages annoncés pour le lendemain soir. On verra bien… je me dis que cela ne peut être pire que l’édition 2016!

2h30 le réveil pique, le ciel est maintenant étoilé et annonce une belle journée. Petite dégustation de confitures locales sous le grand chapiteau avant de passer le sas. Top départ à 4h00, il fait doux et  la mise en jambes est rapide avec 9km de montée d’entrée. Je garde une place en milieu de peloton. Au Col de la Roche Pourrie, je retrouve Gilbert au pointage. Les premières lueurs sur les montagnes dégagent les sommets. Je mène une bonne allure jusqu’au 1er ravito, refuge des Arolles km18 déjà 2000D+ 3h40 de course 209ème. Ravitaillement toujours aussi copieux avec l’excellent Beaufort ! Légère avance par rapport à l’an dernier, je ne traine pas et retrouve Rafion avant la descente sur le lac St Guerin. Toujours sympa de se croiser, certainement un des traileurs les plus aguerri du circuit, au palmarès hallucinant ! Nous décidons de faire un bout de chemin ensemble, petit selfie sur la passerelle du lac.

La montée vers le Cormet d’Arêches se fait en plein soleil, le ravito n°2 est le bienvenu km32 2914D+ 6h12 de course, François D’haene est là en spectateur ! Col du Coin, le parcours s’élève un peu plus, partie dite de plus haute montagne jusqu’au Col du Grand Fond. La Pierra Menta attire le regard, cette montagne ne laisse pas indifférent. Toujours fascinant de suivre le sentier qui plonge vers le lac Amour avant la remontée au Col à Tutu (Passeur de la Mintaz). Arrivée au refuge de Presset km39 3600D+ 8h08 de course, les sensations sont bonnes. Certes un peu de fatigue tout de même, je prends une bonne pause. Du refuge du Presset, le panorama offert sur l’énorme éperon de 120 mètres de paroi verticale est splendide. En quittant le refuge, le lac de Presset annonce le début de la montée au point culminant, le col du Grand Fond 2671m. Pas de neige cette année contraste saisissant avec l’an dernier ! Petite photo souvenir, le passage à la Brèche de Parozan est remplacé par la grande descente dans la combe de la Neuva, raison de sécurité ? Le relief est bien alpin à cause des pierriers, prudence dans le début de cette longue descente de 7 km jusqu’au Cormet de Roseland km47 3827D+ 9h36 de course. Je retrouve Rafion, et recherche ma famille au lieu de rendez-vous mais personne !

Changement de tenue, je reste 30min au ravito et je me résigne à repartir ! Le rendez-vous raté me perturbe un peu, pas de réseau téléphonique, il faudra attendre la Gittaz. La portion jusqu’au prochain rendez-vous est splendide, passage de l’emblématique tunnel du Roc du Vent d’où le surplomb offre une vue magnifique sur le lac de Roseland et celui de la Gittaz, la Crête de la Gittes, le col de la Croix du Bonhomme et la descente du Chemin du Curé. 3h40 pour faire 17km, bien content de voir ma famille qui m’attend au Hameau de la Gittaz. Forcément un arrêt long mais l’orage gronde, la pluie commence à tomber, comme l’an dernier ! Dernière embrassade et je quitte la tente, vêtu de ma Gore Tex.

J’attaque la montée au Col de la Gittaz +800D sous les éclairs. Vraiment pas rassuré, je suis bien exposé et rien pour se mettre à l’abri, l’orage semble me tourner autour ! Au col un concurrent en difficulté transi de froid fait demi-tour, ça commence à être tendu. J’avance, l’orage semble s’éloigner mais manque de chance à l’arrivée sous la tente au ravito du Col du Joly km75  5612D+17h02 de course, l’orage reprend comme coincé ici ! Pas de panique je profite pour me réchauffer, je suis confiant pour finir la course. Cependant autour de moi, c’est vite l’hécatombe, le commissaire interdit dans un premier temps de repartir avec les bâtons, puis neutralise la course. Nombre de concurrents arrivent apeurés, en sanglots, la peur se lisant sur les visages. Au bout d’une heure d’attente dans le froid, l’organisation stoppe la course plus personne ne repartira d’ici ! La sécurité avant tout, la chance a encore été là, pas d’accident relève un peu du miracle. Un peu déçu forcement car ma gestion de course était bonne, et après avoir été descendu dans la vallée par la gérante du camping, l’orage a cessé ! Seulement 20% de finishers, dont Rafion bravo ! Je ne sais pas si on sera classé, qu’importe je reviendrai en 2018 pour la troisième fois sans les orages !

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2 commentaires sur « UTB, je remets ça. »

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