GR34 : Cap Sizun – Pointe du Raz à Loctudy

Randonnée réalisée du 28 au 30 avril 2019.

Une randonnée sur la côte sud Cap Sizun jusqu’à Loctudy. Une randonnée pleine de surprises, sauvage et culturelle, la baie d’Audierne un espace préservé, les ports et plages du pays Bigouden.

Distance 103km 1200D+ balisage GR34

Carte IGN 0419 Audierne Pointe Raz – Ile de Sein

Carte IGN 0519 Pont l’Abbé – Pointe de Penmarch

Etape 1 : Pointe du Raz – Plozévet.

Nous rejoignons la pointe en auto-stop, grâce à deux belles rencontres ! On reprend le sentier à gauche de l’immense parking de « Beg Ar Raz ». Le ciel est couvert, on retrouve le sentier escarpé en surplomb des falaises sculptées par les tempêtes. On arrive rapidement au petit port-abri de Fuenten Aod, la fontaine de la côte. 1979, l’état voulait implanter une centrale nucléaire ici ! Le mouvement antinucléaire viendra à bout de ce projet, merci ! La côte est restée sauvage avec ses landes et sa parure fleurie. Les endroits pleins de surprises se succèdent : Pors Loubous lieu du débarquement des résistants martyr ; Pors Tarz avec son vieux treuil vestige de la récolte du goémon ; la cabane refuge de la Pointe de Plogoff ; la batterie de canons de l’anse de Cabestan. Le dessin des galets cachés depuis 120000ans, un livre ouvert sur l’histoire de la Terre et du niveau des océans. Le sémaphore de Lervilly au loin annonce l’arrivée à Audierne et son port. Nous entrons dans l’immense baie, les grandes plages se dessinent devant nous avant la pointe du Souc’h, la pause à Pors Poulhan est la bienvenue. La côte redevient plus sauvage, notre première étape finie chez Armelle dans sa maison en bord de mer à proximité de l’immense pierre druidique commémorative du naufrage du vaisseau « Des Droits de L’Homme ».

Etape 2 : Plozévet – Penmarch

L’immense baie se dessine à perte de vue, le cordon de galets fuit l’horizon. A la sortie de Penhors, une belle surprise nous attend derrière un parapet, merci Jean Yves pour « L’Albatros, l’Arpenteur » ! Ravis, nous quittons la côte pour l’arrière-pays, contourner les étangs littoraux et la bande lagunaires. Dans les terres, le GR passe à proximité des ruines de la chapelle Languidou, vestige du XII siècle. Contraste, avec les graffitis de l’ancienne usine de concasseur de galets utilisée par les Allemands pendant la 2e Guerre Mondiale. Un circuit historique bien agréable couronné par une visite imprévue de la Chapelle Saint Evy, merci Yvette! La pointe de La Torche et sa magnifique plage baignée de surfeurs annonce notre arrivée à Penmarch fin de notre deuxième étape.

Etape 3 : Penmarch – Loctudy

Le soleil est au rendez-vous pour notre dernière étape, nous reprenons la trace sur le GR de Pays Tour du Sud du Pays Bigouden. Nous quittons Penmarch et ses récifs, pour la grande plage du Stêr avant Le Guilvinec. Un peu de tourisme et nous voilà sur le sable fin accompagnés pas un balai d’hirondelles. Les étranges rochers de la pointe de Goudoul, nous accueillent à l’entrée de Lesconil petit port où l’on resterait bien. Contempler le Rocher de la Tortue sur la plage des Sables Blancs, une dernière surprise pour notre fin de rando à Loctudy.

La flambée des mélèzes du Queyras

4 jours de randonnée réalisée fin octobre 2019.

Randonnées dans le magnifique parc régional du Queyras. Traversée par le GR5 et le GR58 qui permet dans faire le tour.

Carte IGN 3537ET GUILLESTRE – 3637OT MONTEVISO

Jour 1: Lac Miroir – Lac Sainte Anne – Col Girardin

Trace ici et vidéo ici

Départ du parking de la petite station de Ceillac, traverser le Mélézet sur la passerelle et emprunter le GR®5. Le sentier passe au-dessus de la Cascade de la Pisse (à voir au retour), rejoindre après une dernière montée l’alpage du Lac Miroir (à faire au petit matin pour les couleurs). Longer le lac par la gauche et rester toujours sur le GR®5, monter au collet de la cote 2408 et par une courbe de niveau presque constante atteindre le Lac Sainte Anne. Continuer sur le GR®5 pour monter au Col Girardin, la cabane optique est un peu plus haut sur la ligne de crête. Redescendre par le même chemin jusqu’au lac et emprunter à gauche le PR®, balisage jaune vers le parking de Chaurionde. Continuer de longer le Mélézet pour rejoindre aisément le parking et faire un détour au pied de la cascade ! La visite de Ceillac vaut le détour aussi.

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Jour 2 : Le sommet du Bucher

Trace ici et vidéo ici

Départ du parking de la Chapelle Sainte-Agathe 1700m à Saint Véran. Traverser l’Aigue Blanche par la passerelle et suivre la marque rouge jaune, c’est le GRP® (Grande Randonnée de Pays). Le sentier s’élève à travers des mélèzes splendides en cette époque de l’année, avec la belle vallée de Saint Véran en arrière plan. L’arrivée à La Chapelle Saint Simon lieu de pèlerinage offre une première pause. Au Col des Près Fromage poursuivre via le GRP® en direction du Sommet du Bûcher, la table d’orientation offre un beau promontoire sur les sommets du Queyras. La descente se fait en boucle par le sentier balisé jaune PR vers Molines, en bas au torrent de l’Aigue Blanche traverser la large passerelle et suivre le ruisseau jusqu’au hameau de la Chalp pour retrouver le parking.

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Jour 3 : Col de Chamoussière

Trace strava et vidéo ici

Départ du parking en amont de l’ancienne mine de cuivre. Prendre direction de la Chapelle de Clausis, le Lac de la Blanche et son refuge (2500m). La pause pique-nique est idéal devant la quiétude du lac. Monter au Col de St Véran (2844m). Suivre la ligne de crête direction le Pic de Caramantran (on le contournera par une sente en contre bas, trop de neige au sommet). Arrivé au col de Chamoussière (2884m) on retrouve le GR58, pour offrir un beau belvédère monter sur la ligne de crête, splendide vue sur le Mont Viso tout proche. Nous rattrapons le GR en contrebas pour descendre vers la Chapelle avant de bifurquer sur le sentier en balcon du Grand Canal qui rejoint Saint Véran.

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Jour 4 : Col de Longet – Pic de Château Renard

Trace ici et vidéo ici

Incontournable randonnée, l’observatoire astronomique est réputé comme étant le meilleur d’Europe. Nous décidons de partir de la vallée de l’Aigue Agnelle, départ du parking au niveau du Pont de Lariane (2014m). Prendre à gauche le sentier s’élève doucement dans la forêt pour remonter le Vallon de Longet (la neige nous accompagne au-dessous du Col de Longet 2701m). Arrivé au col, le sentier descend en contrebas nous prenons l’option de la ligne de crête. La randonnée devient aérienne avec de magnifiques points de vue ! La vaisseau de l’observatoire pointe son nez, poursuivre au pic pour la vue à 360°. Le retour se fait par le sentier de randonnée pour retrouver le col Longet.

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Jour 5 : Lac de Roue

Traceici

Avant de partir une petite randonnée pour aller voir le magnifique Lac de Roue. Balade rallongée par une boucle par le petit sentier en balcon le long du canal d’Arvieux.

Rêves de cailloux

Une belle année sportive se termine. Des rêves de sentiers accomplis surtout sur le GR738. Résumé strava ici et rétro vidéo ici.

Janvier, traditionnel 1er dossard à Amboise sur la Ronde de la Saint Vincent. Test validé 18km-1h17

Février, on sort le vélo, je commence à borner et à croiser le training. Naissance de la Run To(urs) Scholl une belle réussite.

Mars : Découverte du Village du Paillé avec Stéphane, on en redemande déjà. 40km/4h sur le 1er Trail Sud Touraine pour préparer notre 4ème sortie au Trail des Piqueurs, moins de 7h good!

Avril : Ça commence à borner en vue du triathlon et un petit dossard avec ma fille une première. Reprise de notre périple annuel sur le GR34 toujours aussi plaisant.

Mai : Entrainement croisé toujours et encore, avec de belles séances de natation en eau libre à Marçon avec les copains. Half Ironman, sous les 5h perf pour un p’tit traileur et un mémorable 40sec d’écart !

Juin : Trail de Bourgueil44km pour se remettre au running « long » et enchaîner sur le Grand-Duc de Chartreuse. Un gros coup de chaud avec Christophe, super souvenir!

Juillet : Des vacances montagneuses, Lac de Serre Ponçon, Ultra Tour du Beaufortain en relais avec Laurence et la découverte des montagnes ardéchoises avec le massif du Tanargue.

Août : Une traversée devient accessible tellement espérée, rêvée, je l’ai Echappée Belle. 52h d’émotions gravées pour longtemps.

Septembre : Participation à l’Humani’Trail annulée, une fin de saison anticipée.

Octobre : Je lâche tout sur 2 trails locaux avec de beaux chronos, je peux ranger les baskets pour la coupure annuelle. Une belle escapade dans le Queyras avec Laurence, la flambée des mélèzes, j’en rêve encore (vidéo à venir)!

Novembre : Faible activité, c’est ma période creuse, plus envie de dossards pour cette année.

Décembre : Le mois de la reprise, surtout retrouver des sensations en vue des escapades 2020 posées sur l’agenda !

2020, revivre des émotions fortes, vibrer, se dépasser et surtout s’émerveiller.

Bonnes fêtes de fin d’année à tous 

Découverte du Tanargue

Découvrir de beaux endroits, c’est le sentiment qui ressort de notre semaine de vacances fin juillet dans les montagnes Ardéchoises. Basés au camping La Marette, un séjour en plein air, nous avons pu arpenter un peu les sentiers, montagnes et gorges environnantes, le tout sous un soleil de plomb.

Les traces de trail permanentes du Taranis Arga Trail autour du camping nous ont permis d’affûter notre condition après l’Ultra Tour du Beaufortain en vue de l’Echappée Belle. Des boucles dans un environnement sauvage et authentique, nous avons surtout abusé de la boucle 2 et 3 (aperçu vidéo ici).

Le défi unique du Taranis Arga Trail est fait de 10 boucles dans le massif du Tanargue, libre de choisir le nombre de boucles à faire de 10 km à 115km/5100D+ sur 24 heures. Un concept original qui permet à chacun de trouver sa distance, d’arrêter ou continuer à la fin de chaque boucle.

Un endroit idéal pour préparer des ultras trails techniques comme le Grand Raid de la Réunion. Ravi de cette deuxième escapade en terre ardéchoise après La Chaussée des Géants en 2016.

Je l’ai Echappée Belle

Aperçu vidéo ici.

La grange des Gleysin 82ème km. La barrière horaire initialement prévue à 8h est décalée à 9h, Belledonne a déjà laissé un paquet de concurrents derrière. Je ne suis plus très serein à l’idée de finir cet intégrale longue de 149kms 11400D+. Se dresse devant moi maintenant le redoutable Moretan, un mastodonte !

L’Echappée Belle; je la rêve depuis 5 ans. L’aventure, l’inconnu de passer la ligne, la joie de vivre ce défi, une traversée du Sud au Nord, un parfum de GR20 dans les Alpes. Prendre le départ aura déjà été une longue réflexion, mes pensées sont ailleurs, je pense à toi JS sur la ligne de départ.

Ve.02h00 Aiguebelle, il faut prendre la navette pour Vizille où un bon petit déjeuner nous attend. Je retrouve Alex « Le Vicking » rencontré sur La Diag 2018, passionné et motivé comme jamais. Les derniers instants de calme, nous entrons ensemble dans le sas de départ…

Ve.05h45, il est là le maître François, faire honneur à l’Echappée Belle, ultra favori pour relever le défi et faire tomber un record sur ce tracé technique. Le briefing est court, pas de point météo, le ciel sera avec nous, une vraie chance…Gestion, gestion, gestion, sonner la cloche pas difficile l’Echappée Belle!

Ve.06h00, c’est parti, je suis en première ligne, pas pour longtemps le chemin est long, trouver mon rythme et surtout mes sensations. On est parti pour une longue montée jusqu’à la Croix de Belledonne 2889m. Je perds Alex et retrouve Gilbert au ravito de l’Arselle 17km 2h47, sympa d’échanger quelques mots. La portion suivante est parsemée de petits lacs, un régal pour les yeux, Lac Achard, Lacs Roberts, Lac Longet, Lac de Léama, Lac Longet, des souvenirs de rando me reviennent. 27km 5h28 ravito du refuge de La Pra, 2453m de D+ dans les jambes, l’échauffement est fini. Un premier pierrier sous les Doménon, pour s’offrir ces 2 magnifiques lacs avant la bifurcation vers la croix. « Mettre l’amour au sommet » un slogan avec une vue à 360°, nous sommes sur le toit de cette Echappée, 32km 7h18 de course. La couleur émeraude du lac Blanc me fait de l’œil 800m plus bas. La forme est là, prudent je relâche un peu dans les Rochers Rouges vers le col de Freydane. Emerveillé par ce glacier devenu si petit, le verras tu dans 30ans ? Le bijou nous attire, contempler derrière soi les 3 sommets de Belledonne, mon spot préféré.

Ve.15h01, Refuge Jean Collet perché au-dessus du Grésivaudan. 1h de pause, en pleine chaleur, petite erreur, sauf qu’en ultra on les paye rapidement. Je prends un coup de chaud dans la montée du col de la Mine de Fer. Je ne connais pas cette portion, sur le roadbook s’est classé noir, je comprends mieux. Les blocs, les cailloux sont partout, slalomer, enjamber, mon allure diminue fortement quand je pointe à la brèche de La Roche Fendue, 42km 4000D+, le ravito est encore loin. J’apprécie ce coin sauvage, le soleil rasant offre des couleurs splendides aux montagnes, je savoure quelques myrtilles. Habert d’Aiguebelle, reste 100km 12h36 de course un concurrent me dit de ne pas traîner, je m’exécute. Direction le col de l’Aigleton 500D+, il pique celui-là, l’accueil des bénévoles est chaleureux sous la banderole. Descendre pour remonter, pas compliqué sauf que maintenant c’est le Col de la Vache et l’obscurité gagne. Des blocs, encore des blocs, la vision a changé et il me manque quelques lumens pour être plus à l’aise. Bien dommage ne pas voir les lacs des 7 Laux, il faudra revenir. La descente est un peu laborieuse à cause de ma frontale, j’arrive au refuge stressé, 2h de retard sur mes prévisions, la descente est technique et escarpée. Aucune défaillance physique, c’est plus le mental qui en prend un coup.

Sa.00h46. Station du Pleynet, 1h30 de pause, pas du tout exploité. Un manque de lucidité, un change mal organisé sous une tente exiguë, je ne dors pas. Néanmoins les pastas du restaurant me requinquent et une gentille bénévole me fournit trois piles de secours, merci ! Je passe en mode piles, exit les batteries. C’est reparti, je cours pour la première fois plus de trois kilomètres. La nuit est bien avancée et la montée de la Valloire me sera fatale. Je recule dans la pente, mieux vaut s’allonger, plus de force. La fin de l’ascension de 800D+ est un calvaire, et je ne suis pas tout seul. On unit nos forces à 3 pour gagner le Gleyzin. Troisième erreur ne pas avoir profité des abris off sur le parcours pour dormir d’avantage. 81km 26h01 de course, le jour s’est levé, mes idées d’abandons aussi. Jeter le dossard ici, en début de journée non pas possible, tenter le Moretan au moins, je repars. Les concurrents du 85km me déposent dans la montée, ti pas ti pas ça me rappelle La Réunion. Refuge de l’Oule, moitié de l’ascension, petite pause l’endroit est propice et les bénévoles aux petits soins. Les mains sur les cuisses ça devient pentu et technique, le Moretan est un mastodonte, la montagne n’est que pierriers, un dernier effort j’arrive au col bien sonné 87km et déjà 7850m de D+ avalés. Le début de la descente est difficile : névé, arête équipée de cordes, blocs rocheux, seul le lac Moretan reflète dans ce chaos minéral. Le ravitaillement de Périoule me fait du bien avant la descente. Je relance un peu. « Attention la montée suivante est la plus raide », je comprends vite pourquoi.. dré dans le pentu en pleine chaleur, je recule, je m’assois, je suis de nouveau KO. Les idées d’abandon m’envahissent à Super Collet 4km plus loin, 1h15 d’avance sur la barrière horaire. L’endroit est bondé pas une place pour se poser au calme, je me réfugie sous les tentes sur un lit de camp. « Tu ne peux pas arrêter là … » sonne Laurence au téléphone, 34h41 de course restent que 49 km !

Sa.17h50. Je quitte Super Collet km101, chaussures changées avec 10min d’avance sur la barrière horaire un vrai coup de poker ! La piste de ski est plutôt salvatrice, au col de Claran je m’agrippe à un groupe, l’allure est plutôt bonne en descente et me redonne vite espoir. Je retrouve petit à petit de l’énergie en cette fin de journée, la magie de l’ultra des moments « up &down », j’arrive au refuge des Férices à la tombée de la nuit, plein d’espoir. J’ai souvenir de cette partie faite en 2014 sur le 85km, dommage pour les paysages sur les crêtes, la lumière des frontales trace le chemin. J’arrive à Val Pelouse 118km avec 2h d’avance sur la barrière horaire. Plus question d’abandon mais toujours pas de dodo, je prévois une sieste de 20min au dernier ravito. Toujours difficile la deuxième partie de nuit, la fatigue, la somnolence me fait plonger dans le monde des hallucinations, il est temps de s’allonger sur le bord du sentier. La descente est interminable, je dors debout.

Di.06h18. Le Pontet 1h40 d’avance sur la dernière barrière horaire, le jour s’est levé et l’arrivée se rapproche. Les yourtes sont une invitation à dormir un peu enfin, 20min au calme. Plus rien ne peut m’arriver, la dernière bosse, l’ultime descente, je me surprends même à courir. Aiguebelle, j’ai le privilège de sonner la cloche en 51h51 239ème, je l’ai Echappée Belle.

J’ai reçu beaucoup d’énergie sur cette Échappée Belle, comme un « pèlerinage ». L’échappée Belle c’est une superbe organisation, de supers bénévoles et des paysages splendides, plus qu’un trail pour moi, une histoire née en 2013.

A mon cousin J.S.

UTB en relais, on l’a fait!

UTB, en relais ! vidéo ici

L’UTB, une valeur sûre ! Si vous cherchez à faire un ultra trail dans l’année, l’UTB est pour vous. Après avoir essuyé les orages en 2016 et 2017, je décide de revenir, cette fois en relais, histoire de partager ce beau trail avec Laurence.

Elle a eu l’honneur de faire la première partie 47km, celle avec le plus de dénivelé 3830D+, la plus technique et de jour. Une étape où ça grimpe fort d’entrée 1860D+ jusqu’au Col des Lacs, histoire de bien se chauffer. Le passage sur la passerelle du Lac St-Guérin est toujours apprécié avant la montée au Cormet d’Arêches. Suit une belle portion de haute montagne souvent accompagnée de névés, passage au Col du Coin, Lac d’Amour, Col à Tutu sous la Pierra Menta, Refuge du Presset, Col du Grand Fond avant la descente au Cormet de Roseland. Un relais bouclé en 12h15, objectif accompli à 30 min de la barrière horaire, bravo Laurence !

Prendre le départ d’un trail à 16h45, atypique avec une belle portion de nuit pour boucler ces 58km 3070D+. Le ciel sera clément pour une fois avec moi jusqu’à la tombée de la nuit, le temps de prendre un max de plaisir en montagne et de profiter des beaux panoramas offerts sur les crêtes. La nouvelle trace à partir du Col de la Gittaz permet de découvrir de beaux points de vue sur les sommets de la première partie, avec en arrière-plan, le massif du Mont Blanc. Le Lac Noir et le Pas d’Outray sont les curiosités de cette portion. La descente sur Haute-Luce un brin technique et ludique affûte les guibolles avant Haute-Luce et sa magnifique église. La montée raide sur Les Saisies se fera poussif mais salvatrice pour finir ce parcours où il faut grimper le Mont Bisanne avant la longue descente sur Quiege.

Beaucoup de plaisir , bravo à tous les finishers notamment Jean Luc pour son premier UTB ! On reviendra certainement une nouvelle fois !

Voyage vers le Grand-Duc

C’est avec des images de paysages plein la tête que le voyage commence vers La Chartreuse. Souvenirs de belles randonnées, Cirque de Saint Même, Cascades d’Alloix, Dent de Crolles, Lances de Mallissard, Chamechaude, autant d’endroits qui ne laissent pas indifférent, loin des montagnes. Derrière ces grandes barrières minérales se dessinent des alpages et des hauts plateaux mystérieux où règne une ambiance sauvage et préservée, dépaysement garanti.

Le Grand-Duc est donc une invitation à la découverte avec un parcours renouvelé tous les ans. L’âme de ce trail est bien ancrée, anciennement appelé le Tour pédestre de Chartreuse, une 30ème édition, je ne pouvais pas louper ça!

Je retrouve Christophe plutôt aguerri au triathlon, l’installation au camping à deux pas du départ est idéale. Briefing, il va faire chaud, même très chaud et l’organisation se montre intransigeante sur le matériel obligatoire. 5h, on arrive juste au contrôle des sacs, c’est bon vous pouvez entrer dans la fournaise de La Chartreuse.

Etape 1 : 12.4km 870m D+ 480m D-

Je retrouve Bruno (sa vidéo ici) facile à reconnaître avec sa Go Pro dans le sas de départ. Nous avions partagé de beaux trails en 2015, le Nivolet Revard et l’UTMB. L’air est chaud, dès les premiers mètres ont transpire à grosses gouttes. Allure tranquille, le sentier serpente dans le Guiers Mort, ludique et joli on y reviendra y mettre les pieds plus tard. Un peu de bitume sur la route à encorbellements et nous arrivons à La Diat commune de Saint Pierre de Chartreuse dans le dernier tiers du peloton.

Etape 2 : 16.35km 1195 D+ 724m D-

Du salé, il faut déjà combler les pertes hydriques. Les choses sérieuses commencent, la pente devient plus raide avant un léger répit sur un petit plateau le temps d’admirer Chamechaude. La montée devient un brin technique, temps de sortir mes bâtons. Manque de chance, il m’en reste qu’un seul ! Pas le choix, une bonne branche fera l’affaire. Les jambes sont là malgré une bonne randonnée deux jours avant dans Belledonne, la chaleur commence à se faire ressentir à notre arrivée à l’Oratoire d’Oreval non loin du Charmant Som.  L’ambiance est bonne et les bénévoles au petit soin. Photo souvenir avec mon binôme, on a décidé d’unir nos forces jusqu’à l’arrivée. Le panorama offre un beau point de vue sur les sommets voisins. La descente file vers le Col de la Charmette km30. On profite du ravito pour se rafraîchir ça cogne de plus en plus.

Etape 3 : 15.95km 730m D+ 1583m D-

La montée suivante est sèche dans un chemin bien caillouteux mi-ombre. La Grande Sure se dévoile au loin de la combe. Je croise Bruno Lavit, photographe talentueux et sympathique au Col de la Grande Vache. Il faut aller pointer au sommet en aller-retour, point culminant du parcours 1920m. Le sentier est technique mais ça faut le détour, la vue à 360° est splendide, seul bémol le nuage de pollution se distingue clairement dans le bassin Grenoblois. Petite halte pour recharger en eau au début de la longue descente, ravitaillé par les ânes, bravo aux bénévoles. Quelques alpages, le sentier chemine dans la forêt en dessous de la Crête des Charmines. La chaleur est de plus en plus étouffante, arrivée dans la vallée la portion de bitume nous brûle. Je retrouve Sister venue nos encourager, on se pose de sérieuses questions pour la suite. 30min à rester dans la fournaise, plus de 40°C, on est cuit!

Etape 4 : 19.5km 1660m D+ 900D-

Dès le début de la montée, je ressens les prémices d’un coup de chaud. Cette portion est un long chemin de croix de 2h30. Le ravito au col de la Sarriette est une délivrance mais étant juste pour la barrière horaire de La Ruchère l’organisation nous propose une déviation de 10km évitant l’ascension du Petit Som, classé quand même, on valide de suite l’option. Moins de pression pour finir la course, on relâche dans la descente vers La Ruchère, je croise l’ami Bruno qui ne s’attarde pas.

Etape 5 : 13.6KM 402m D+ 1170m D-

Beaucoup de monde à La Ruchère, l’ambiance est propice pour se poser un, on en profite pour bien se ravitailler. Cette fin de parcours alterne avec quelques petites bosses, vu notre allure les jambes sont encore bonnes pour courir. Le passage à gué dans le Guiers Mort est un bonheur pour les jambes. On finit avec Christophe en 15h36, sympa de partager ce trail ensemble surtout dans ces conditions.

Si un jour vous trouvez un bâton Leki quelque part en Chartreuse faites-moi signe !

Ma vidéo souvenir 

Pourquoi aime-t-on les Piqueurs?

Peut-être déjà par son nom, vestige d’une histoire révolue. Le Livardois-Forez on ne connaissait pas sauf sur l’Atlas, alors Saint Jean des Ollières encore moins, joli petit village perché sur son piton rocheux. Le décor est planté à quelques encablures du clocher, une envie de « remettre l’église au centre du village ». Nous sommes de suite plongés dans la simplicité, un sentiment de vrai et d’authenticité. Les bénévoles se plient en quatre pour offrir un « trail hors du commun, qui vous sortira des sentiers battus ». L’âme des Piqueurs, un tracé qui ne laisse personne indifférent.

2014, la première année on découvre, les mollets sont durs, dû aux nombreuses montées et descentes « dré dans le pentu », crapahuter dans les vallons, remonter les ruisseaux, le parcours est extrêmement ludique par rapport à ce qu’on connait et on aime çà! Puis; il y a ces deux chaos basaltiques, escalader les blocs rocheux pour atteindre le Pic de la Garde. On se dit qu’on vient de faire un truc de fou malgré une distance accessible. Les rencontres sont sympathiques comme l’emblématique Daniel bénévole sur le GR73.

2015, nous revoilà et le soleil n’est pas au rendez-vous. Ce n’est pas grave, la pluie, la boue ne nous reboute pas. Le hors-piste on aime et c’est pour ça qu’on revient. Et puis il y a ces endroits isolés, une certaine poésie se dégage de ce tracé sauvage, on aimerait y flâner, déambuler plus longtemps. On ressort de cette édition les jambes tapissées par la boue, les traits sont tirés mais heureux d’avoir « re-fait les Piqueurs ».

2018, trois ans sans venir ! Il était temps de savoir si nous étions toujours aptes. Les bénévoles sont toujours aussi accueillants, la dotation en poche avec le fameux tee-shirt caricaturé, collector. Ghislaine et Didier nous accueillent comme des rois à 500m du village dans leur maison de Piqueurs. Le parcours a été modifié;mais on revient fouler le vallon féerique de Martinanches ;un vrai bonheur! Du soleil en plus cette année, les panoramas se dévoilent sur le massif du Cézalier et du Sancy. On quitte les Piqueurs encore ravis, mince…

2019: On ne s’ennuie jamais aux Piqueurs alors on décide de remettre çà pour lancer la saison et les amis sont venus. Certainement lié au tracé ; un brin technique pour tous les groupes musculaires. Un parcours de sangliers, on se croirait presque à La Barkley ! Beaucoup de plaisir, une grosse frayeur à cause d’une chute à mi-course, et une course partagée avec Fred et Seb en moins de 7h. Finisher ou pas, les sourires sont encore là et beaucoup parle de « re-venir » goûter aux Piqueurs.

Vidéo 2019